📌 L’essentiel
Avec 1 million d’euros de trésorerie à placer, votre entreprise accède aux solutions premium : contrat de capitalisation luxembourgeois avec fonds dédié (FID), fonds de private equity sélectifs, SCPI en usufruit de qualité institutionnelle. Une allocation sophistiquée bien structurée peut viser un rendement de l’ordre de 5 à 7 % net d’IS selon le profil — un objectif indicatif, non une garantie : hors compte à terme, le capital n’est pas garanti et une part significative des fonds est immobilisée plusieurs années.
1 M€ : vous entrez dans la cour des solutions premium
Franchir le seuil du million d’euros ouvre l’accès à des solutions d’investissement réservées
aux patrimoines importants : contrats de capitalisation luxembourgeois avec fonds dédiés,
private equity institutionnel, allocations véritablement diversifiées sur plusieurs SCPI.
À ce niveau, la structuration patrimoniale devient stratégique : nous recommandons fortement
l’usage d’une holding patrimoniale si ce n’est pas déjà fait, pour bénéficier
du régime mère-fille sur les dividendes futurs et optimiser la transmission.
Allocation type pour 1 M€ (profil équilibré)
💡 Portefeuille équilibré optimisé
💰 20 % en CAT et livret pro (200 000 €)
→ Trésorerie de précaution + CAT échelonnés 12/24/36 mois
→ Capital garanti par l’établissement (dans la limite de la garantie des dépôts)
→ Rôle : sécurité et liquidité — rendement moyen ~3 %, soit ~6 000 €/an
🏢 35 % en SCPI en usufruit (350 000 €)
→ Diversification sur 3-4 SCPI (santé, logistique, bureaux, international), clé 25 % : loyers d’un équivalent d’environ 1,4 M€ de pleine propriété
→ Loyers de l’ordre de ~66 500 €/an bruts ; l’amortissement du prix de l’usufruit (~70 000 €/an) neutralise en grande partie l’imposition et peut réduire l’IS
→ Rôle : moteur de rendement et d’optimisation fiscale — capital non garanti, absence de liquidité, revenus non garantis, et capital non récupéré à l’échéance de l’usufruit
📊 25 % en contrat capi luxembourgeois (250 000 €)
→ Accès au FID (fonds interne dédié) si disponible ; allocation multi-supports (40 % fonds €, 40 % ETF actions monde, 20 % SCPI via UC)
→ Rendement espéré de l’ordre de ~5 %/an, non garanti ; la part en unités de compte présente un risque de perte en capital
🚀 15 % en private equity (150 000 €)
→ Fonds FPCI sélectionné par conseil indépendant, horizon 7-10 ans
→ Objectif de rendement de l’ordre de 10-12 %/an, non garanti — illiquidité totale sur la durée de vie du fonds et risque de perte en capital
💼 5 % en immobilier direct via SCI IS (50 000 €)
→ Petit investissement immobilier locatif, SCI IS
→ Rendement brut de l’ordre de 5-6 %, exposé au marché immobilier et à la vacance locative
📈 Rendement global cible : de l’ordre de 5 à 7 % net d’IS
→ Objectif indicatif, non garanti, variable selon les marchés et votre situation fiscale. Le rendement facial élevé de la poche usufruit traduit un effet d’amortissement et d’optimisation de l’IS, et non une plus-value : le capital investi en usufruit n’est pas récupéré au terme.
Les leviers spécifiques à 1 M€
1. Le contrat de capitalisation luxembourgeois avec FID
À partir de 250 000 € par contrat, vous pouvez accéder au Fonds Interne Dédié (FID)
luxembourgeois : un fonds créé sur mesure pour votre entreprise, permettant d’y loger des titres
vifs, des obligations d’entreprises, des SCPI, du private equity, des actifs en devises étrangères.
Le FID offre une souplesse et une personnalisation qu’aucun autre véhicule ne propose, ainsi que
le triangle de sécurité luxembourgeois, qui renforce la protection des avoirs en
cas de défaillance de l’assureur. Cette protection porte sur la conservation des actifs ; elle ne
couvre pas le risque de marché : la valeur des supports en unités de compte peut varier à la baisse.
2. Le private equity institutionnel
Avec 150 000 à 300 000 € dédiés, vous pouvez accéder à des fonds de private equity sélectifs
(tickets minimum souvent entre 100 000 et 250 000 €). Historiquement, les meilleurs fonds ont visé
des rendements de l’ordre de 10 à 15 %/an, sans aucune garantie, en contrepartie d’une
illiquidité totale pendant 7-10 ans et d’un risque de perte en capital : ces
performances passées ne préjugent pas des performances futures.
3. La diversification SCPI de qualité institutionnelle
À 350 000 €, vous pouvez répartir sur 3-4 SCPI différentes en usufruit, chacune avec un ticket
de 70 000 à 150 000 €. Cela permet une véritable diversification sectorielle et géographique,
réduisant le risque par rapport à une concentration sur une seule SCPI — sans toutefois le supprimer :
la SCPI reste exposée à un risque de perte en capital, de baisse des revenus et d’absence de liquidité,
et le capital de l’usufruit n’est pas récupéré à l’échéance.
Variante : profil conservateur (stabilité avant tout)
💡 Pour les entreprises préférant la sécurité
• 45 % en CAT (450 000 €) → ~14 400 €/an bruts
• 35 % en contrat capi à dominante fonds en euros (350 000 €) → ~15 750 €/an, non garanti
• 15 % en SCPI usufruit court (5 ans) (150 000 €) → loyers ~30 000 €/an, capital non récupéré au terme
• 5 % en livret pro (50 000 €) → ~750 €/an
Rendement global cible : de l’ordre de 5 % net d’IS
→ Objectif non garanti, mais liquidité forte et risque limité.
Variante : profil dynamique avec holding structurée
💡 Recherche de performance (horizon 10+ ans)
• 50 % en SCPI usufruit longue durée (500 000 €) → moteur de rendement, capital non récupéré au terme
• 30 % en private equity diversifié (300 000 €) → objectif de l’ordre de 11 %/an, non garanti ; illiquidité et risque de perte en capital
• 15 % en contrat luxembourgeois avec FID (150 000 €) → performance visée ~6 %, non garantie
• 5 % en CAT court terme (50 000 €) → liquidité
Rendement cible global : de l’ordre de 8 à 10 % (objectif non garanti)
→ Risque modéré à élevé, liquidité réduite et risque de perte en capital.
→ Nécessite un horizon 8-10 ans minimum et une holding patrimoniale.
Les questions clés à se poser avant d’allouer
1. Quelle est la nature de cette trésorerie ?
Est-ce une accumulation de dividendes remontés dans une holding (horizon long, flexibilité maximale) ?
Une trésorerie d’exploitation récurrente (horizon moyen, besoin de liquidité périodique) ?
Le produit d’une cession d’entreprise soumis à l’obligation 150-0 B ter (contrainte fiscale spécifique) ?
2. Quel est mon horizon d’investissement ?
Moins de 3 ans : privilégier CAT et livret pro. 3 à 7 ans : SCPI usufruit court + contrat capi.
7 ans et plus : tous les outils deviennent pertinents, y compris private equity et FID luxembourgeois.
3. Quelle est ma tolérance au risque ?
Trésorerie d’entreprise = prudence par défaut. Elle ne doit pas être exposée à des actifs spéculatifs.
Les UC actions, le private equity et les SCPI présentent des risques de perte en capital et de liquidité
qui doivent être connus et acceptés.
4. Quels sont mes objectifs patrimoniaux ?
Constitution d’un patrimoine long terme ? Préparation d’une transmission ? Financement de futures
acquisitions ? Réduction de l’IS annuel ? Chaque objectif oriente l’allocation.
L’accompagnement indispensable
À 1 million d’euros, l’allocation doit être pensée par un conseil indépendant (cabinet de gestion
de patrimoine, family office) en coordination avec votre expert-comptable, votre avocat fiscaliste
et éventuellement votre notaire. Les enjeux fiscaux et patrimoniaux sont trop importants pour
improviser.
Notre cabinet propose un accompagnement complet : audit, allocation personnalisée, sélection
des produits, négociation des frais, coordination des intervenants, suivi annuel.
Questions fréquentes
Non, ce n’est pas obligatoire, mais fortement recommandé au-delà de 500 000 € si ce n’est déjà fait. La holding offre le régime mère-fille (dividendes futurs quasi-exonérés), facilite la transmission patrimoniale, et optimise la fiscalité globale. Si vous n’en avez pas, l’apport-cession (150-0 B ter) peut en créer une au passage d’une cession.
Le risque principal est l’illiquidité : à ce niveau, une partie significative des fonds (SCPI usufruit, private equity) est bloquée plusieurs années. S’y ajoute un risque de perte en capital sur les unités de compte, le private equity et les SCPI, ainsi que le fait que le capital de l’usufruit n’est pas récupéré à l’échéance. La diversification et un horizon long réduisent ce risque mais ne l’éliminent pas ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Les frais varient selon le modèle : certains cabinets facturent un honoraire fixe (10 000 à 25 000 €), d’autres sont rémunérés par rétrocessions de commissions sur les produits placés (transparent, détaillé dans la lettre de mission). Notre cabinet fonctionne en honoraires fixes pour plus de clarté, avec accompagnement post-mise en place inclus.
Oui, pour les produits liquides (CAT à l’échéance, rachats partiels de contrat capi, rééquilibrage des UC). En revanche, SCPI en usufruit et private equity sont figés pour leur durée de vie. D’où l’importance d’une allocation pensée dès le départ pour ne pas avoir à « corriger » dans l’urgence.
À lire aussi
Information à caractère général ne constituant pas un conseil en investissement personnalisé. Les chiffres et rendements cités sont des objectifs indicatifs, non garantis, donnés à titre d’illustration ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Hors compte à terme, les placements évoqués comportent un risque de perte en capital et, pour certains (SCPI en usufruit, private equity), une absence de liquidité et un capital non récupéré à l’échéance ; les revenus ne sont pas garantis. Conseil réalisé par un cabinet indépendant, Conseiller en Investissements Financiers (CIF) inscrit à l’ORIAS et membre d’une association agréée par l’AMF.